Fréménil, un village lorrain

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jeudi, avril 11 2019

Pour les amoureux des trains... Le "Grenelle des mobilités"

Lors de la commission permanente du Conseil Régional le Vendredi 22 Mars 2019, le Président de la Région Grand-Est Jean ROTTNER a confirmé l’organisation d’un “Grenelle des mobilités”. Parmi les sujets abordés :

  • Les gares, que Jean Rottner veut “ré-enchanter” alors que l’on assiste au projet de fermetures objets de polémiques, comme à Pagny sur Moselle. Le personnel en place étant au mieux remplacé par des distributeurs automatiques.
  • La fermeture des petites lignes qui pourtant irriguent les territoires ruraux; avec la solution d’ouverture à la concurrence.
  • L’évolution du TGV notamment avec le Sillon Lorrain dont Jean Rottner veut “lancer une réflexion”. Où l’on reparle de la gare de VANDIÈRES, délaissée injustement dans l’oubli.  Le Sillon Lorrain part de Luxembourg via Metz, Nancy, Epinal, et ensuite direction Sud.
  • La rénovation récente de la ligne Épinal-Belfort grâce aux investissements de 3,5 millions d'euros par la région Grand-Est et 8,5 millions d'euros par la région Bourgogne-Franche Comté apporte une réponse à cette liaison vers le Sud en permettant de rejoindre la gare TGV de Belfort-Montbéliard. La clientèle Lorraine aurait ainsi un accès à Lyon fort attendu par rapport à la situation de la décennie passée.

De son côté, David VALENCE vice-président de la Région  en charge des transports évoque le problème de la ligne 14 Nancy-Merrey qui traverse l’Ouest vosgien en desservant les stations thermales de Vittel et Contrexéville sans oublier Mirecourt. L’activité de cette ligne est suspendue pour raison de sécurité depuis Décembre 2016 entre Pont St Vincent et Vittel pour cause d’une absence regrettable d’entretien des voies.

Cette ligne 14 Nancy-Merrey serait le “laboratoire de toutes les possibilités” pour sa remise en service :  Le montant des travaux de remise en état s'élèverait à 100 millions d'euros suivant l’estimation SNCF mais pourrait être ramené  à 66 millions d'euros avec de nouvelles technologies.

L’exploitation de la ligne rénovée pourrait revenir à d’autres acteurs ferroviaires comme TRANSDEV qui est une filiale de la Caisse de Dépôts et Consignations.

Sa réouverture totale est espérée en 2022 (au plus tard 2025).

La ligne St Dié-Strasbourg après une période de travaux est rouverte à l’exploitation après un investissement de 15 millions d'euros de la Région Grand-Est.

Epinal-St Dié et Sarre Union - Sarreguemines sont en arrêt d’exploitation depuis le 22 Décembre 2018.

Rudyard KIPLING nous a laissé un message : "CIVILISATION  égale TRANSPORT."

Dans ce registre, le RAIL a un rôle important à jouer.  Depuis plusieurs décennies le transport ferroviaire a été particulièrement négligé alors qu’il apporte une solution sécuritaire, économe en énergie, écologique , relevant spécifiquement du GRENELLE DES MOBILITÉS.

Jean  SPAITE    Avril 2019

samedi, avril 6 2019

Pour les amoureux des trains... Arterail

“Une clinique pour tramways antiques”

Avec un tel titre, l’article paru dans l’Est Républicain du Mardi 19 Mars 2019 ne risquait pas de passer inaperçu. 

Et pourtant peu de personnes connaissent l'existence d’ARTERAIL une PME qui s’est chargée de rénover de vieux tramways figurant dans des Musées de Transports Urbains comme ceux de Bruxelles, Lille ou de Chelles en banlieue parisienne (Musée de l’AMTUIR, Association du Musée des Transports Urbains Interurbains et Ruraux).

ARTERAIL a été créée à Lille en 2011 où elle a ouvert son premier atelier, sous la présidence de Mr Jérôme GARCIA. C’est le 23 Octobre 2013 qu’elle s’est installée à Vandoeuvre les Nancy 31 Avenue Jean Mermoz, dans l’ancien marché de gros après avoir obtenu le programme de rénovation des 25 rames TVR  (Faux tram !!) de Nancy appelés à une survie jusqu’en 2025 dans l’attente de l’arrivée des nouvelles rames du vrai tramway.

arterail-brussels.jpgL’entreprise ARTERAIL qui ressuscite les vieux tramways emploie 25 personnes dont 7 sur le site nancéien ; elle recrute d’ailleurs pour faire face à ses charges de commandes. L’atelier de Vandoeuvre a rénové la motrice 984 datant de 1906 du Musée du Transport Urbain de Bruxelles. Le vieux tramway bruxellois fait partie d’une rénovation et réfection complète de 4 éléments d’une même série . Après un gros travail de remise en état, ils circulent fièrement le WE à Bruxelles, faisant l’admiration de tous.

Les 2 ateliers d’ARTERAIL se partagent la rénovation complète des autorails espagnols provenant de l'île de Majorque appelés à renforcer le parc des Chemins de fer de Provence-CP (ligne Nice -Dignes).

Le célèbre chemin de fer St Georges de Commiers- La Mure (Isère) durement endommagé par un éboulement en 2010 doit rouvrir partiellement en 2020 au tourisme avec des trains électriques datant de 1931 qui vont subir une cure de jouvence par les mains expertes des spécialistes d’ARTERAIL.

Le Chemin de Fer Corse a fait appel à la compétence ferroviaire d’ARTERAIL pour la rénovation très attendue de son parc autorail.

La PME a dans son programme l’entretien et la rénovation des tramways de Lyon, Mulhouse, Nantes, Marseille.

Elle est présente en France à Lille, à Paris et Nancy, mais également en Suisse à Lugano, au Maroc à Casablanca.

Peut être que le présent article va susciter des vocations pour des personnes qualifiées à la recherche d’emploi.

Jean  SPAITE     Avril   2019

Crédit photo : Site Arterail

lundi, mars 25 2019

Les sobriquets

Le Vendredi 23 Juin 2006 nous avions publié un billet concernant l’ouvrage “Le SAINT PATRONAGE, les appellations officielles et les SOBRIQUETS  dans les villages de la Meurthe et Moselle (Arrondissement de Lunéville)“

Cet ouvrage que j'avais édité à compte d'auteur en 1999 nous donne les sobriquets (surnom des habitants) des villages étudiés du secteur Lunévillois. L’étude portait sur 164 communes et nous rappelle l’évolution des noms des villages pour arriver à l’appellation actuelle. Elle nous fait également découvrir les Patronages et dédicaces des paroisses de chaque village. Ce livre  de 248 pages (format 150X210) protégées par une couverture illustrée glacée, participe à la conservation d’un patrimoine régional. Précisons que cet ouvrage avait été présenté au salon du Livre sur la Place de 1999 et qu’il est toujours disponible (voir ci-après). Il n’est pas trop tard pour vous le procurer.

Sobriquet1.jpg

Récemment, nous avons eu la bonne surprise d’être contacté par Mr Christian HERBE qui a réalisé des recherches du même ordre mais uniquement sur les SOBRIQUETS, et son travail couvre par contre un plus grand territoire puisqu’il va chercher les sobriquets en Moselle, en Meurthe et Moselle, en Meuse et dans les Vosges. Travail très important qu’il faut saluer, disponible uniquement sur son site internet en cliquant ici.

Avis donc aux internautes amateurs de l’Histoire de la Lorraine qui seraient intéressés par ces sobriquets à découvrir sur le site annoncé ci-avant.  

PS : Le livre “Etude sur le SAINT PATRONAGE, les appellations officielles et les SOBRIQUETS dans les villages de la Meurthe et Moselle (Arrondissement de Lunéville)“ est disponible chez Mr Jean SPAITE 29 Rue César Franck 54500 VANDOEUVRE  , Prix 15,00 Euros + port 9,00 Euros.

Jean Spaite - Mars 2019

samedi, mars 23 2019

Pour les amoureux des trains (Mars 2019)

Notre dernière chronique ferroviaire remonte au Dimanche 4 Février 2018. Il est grand temps de vous faire connaître des nouvelles des chemins de fer.

Un livre plein d’intérêt pour notre région : “Les chemins de fer forestiers et/ou militaires -- 1871- 1967“

par André LINARD - édité par la Société d’Histoire et d’Archéologie Lorraine-SHAL - Section de Sarrebourg.

chemins_de_fer_forestiers_militaires.jpg

Nous avons là un ouvrage de 184 pages  ( format A4 210X297 ) protégées par de belles couvertures illustrées glacées, avec un texte abondant complété par de nombreuses photographies en couleurs et des plans très détaillés; de quoi nous faire revivre l’histoire de ces chemins de fer à voie étroite, tant écartement 0,60 que 0,70. Nous découvrons également les téléphériques qui ont servi, tout comme les voies ferrées, pour l’exploitation forestière du massif vosgien mais aussi pendant le conflit de 1914-1918 opposant les armées française et allemande.

Après une présentation et un rappel de l’histoire, les thèmes retenus ont pour noms :

Les chemins de fer forestiers

  • Le chemin de fer forestier d’Abreschviller
  • Le chemin de fer de Cirey sur Vezouze
  • La scierie de Machet
  • Le chemin de Barr
  • Le “ Baehnel “ de Romanswiller au Donon

Les téléphériques- Feldbahn- Trains militaires de 1914-1918

  • La ligne du Col de Praye
  • Le Lordonbahn
  • Vestiges du Lordonbahn 1914-1918
  • Eberhardtbahn
  • Le Hantzbahn

Le front de Ste Marie aux mines

Si beaucoup d’amateurs de trains ont connaissance notamment du chemin de fer forestier d’Abreschviller converti en chemin de fer touristique très actif depuis l’été 1968, les autres lignes sont moins connues. Raison de plus pour découvrir les traces du chemin de fer de Cirey sur Vezouze par exemple qui n’est pas très loin de nous.

Félicitons l’auteur de l’ouvrage pour son important travail historique.

L’ouvrage “Les chemins de fer forestiers et/ou militaires-  1871-1967“

par André LINARD est en vente à la Société d’Histoire et d’Archéologie Lorraine (SHAL ) Section de Sarrebourg , 1 Avenue Clémenceau 57400 SARREBOURG

au prix de 20,00 Euros + 9,00 Euros franco de port.

On peut aussi trouver un bon de commande sur le site de la SHAL, mais pas de commande en ligne.

Bonne lecture ferroviaire.  

Le futur vrai tramway de Nancy :

On annonce pour Décembre 2019 la désignation du choix du constructeur du matériel roulant du futur tramway après l’appel d’offres. D’hors et déjà on sait que les véhicules auront 44 mètres de longueur avec 7 caisses pouvant transporter 300 passagers. Le chantier doit démarrer en 2021 pour une mise  en service prévue en 2025, selon les élus. 

Coût du projet : 400 millions d’Euros.

Un retour attendu : Le train des eaux :

C’est le Vendredi 5 Avril que le mythique “ train des eaux “ doit faire son retour entre Paris et Contrexéville-Vittel pour la desserte des cités thermales de la plaine des Vosges. Il emprunte la partie Sud de la ligne 14 . La partie Nord est  hélas provisoirement hors service par suite d’une absence d’entretien depuis plusieurs années. La voie ferrée nécessite une rénovation complète car, après être affectée par des ralentissements à 40 Km/h (incroyable au XXIe siècle !!), on s’est résolu à une fermeture complète “provisoire” entre Vittel et Pont St Vincent en attente d’une remise en état promise dans un délai de 2 années !!!

Nous sommes témoins d’un schéma redouté par les usagers:

  • L’entretien de la voie ferrée est repoussé suite à un manque de crédit de financement,
  • Pour permettre une circulation en sécurité, on baisse notablement la vitesse, cette situation occasionne une perte de clientèle,
  • La troisième phase est la fermeture “provisoire” de la ligne en attendant l’ouverture d’un financement pour une rénovation complète. 

Le bus de substitution qui assure le remplacement du train accuse un temps de parcours plus long. Conséquence de cette situation: la clientèle du train prend sa voiture et vient circuler sur une route encombrée, notamment par des poids lourds, avec sa dangerosité, au mépris des économies d’énergie dont on nous rabat les oreilles !!

  • La phase ultime ( à repousser ) de ce schéma est la fermeture définitive de la voie ferrée.  EST-CE  CELA LE PROGRÈS ??

Cette situation n’est pas admise par les élus locaux et les responsables de la Région      Grand Est qui s'activent nous dit-on à résoudre ce problème. 

Espérons en une solution rapide et définitive.

Précisons que la partie Pont St Vincent - Nancy rénovée complètement il y a quelques années reste exploitée normalement pour le bénéfice d’une clientèle régulière qui apprécie cette desserte suburbaine rapide, sûre et confortable.

Jean  SPAITE    Mars 2019

Crédit photographique : Site de la SHAL

mardi, mars 19 2019

L'école d'autrefois... il y a plus d'un siècle, à Fréménil

Au hasard des rangements, de vieux cahiers d’école viennent de tomber entre mes mains. Parmi ceux-ci, un exemplaire a retenu mon attention dans cet héritage de vieux papiers du début du siècle dernier. C’est avec surprise que j’ai pris connaissance du Cahier de Roulement, objet totalement inconnu de nos jours. Chaque jour de la semaine, il était tenu par un ou une  élève, puisque l’école était mixte.

Pour le bonheur des généalogistes on peut ainsi relever les noms de nos ancêtres avec leur âge à une date précise. Voici les noms des élèves de notre village de ce temps là : 

  • Mercredi 6 Décembre 1911    >  Marie GERARDIN âgée de 10 ans
  • Jeudi        7       “   ( C’est le jour où il n’y a pas d’école, donc pas d’élève mentionné )
  • Vendredi   8       “  ( L’élève a oublié d’inscrire son nom!!! )
  • Samedi     9       “                     >  Jeanne VILLEMAN     9 ans
  • Lundi        11     “   (Encore un nom oublié!!)
  • Mardi        12     “                     > Yvonne  CARRIER     10 ans
  • Mercredi   13     “                     > Jeanne  MASSON      10 ans
  • Vendredi   15    “                      > Emilienne  VILLEMAN  9 ans
  • Samedi     16     “                     > Henri  HEFTER           10 ans ½
  • Mardi        19     “                     > Marcelle MANONVILLER 12 ans
  • Mercredi   20     “                     >  Marie GERARDIN       10 ans
  • Vendredi   22    “                      > Henriette MANONVILLER  (11 ans)
  • Samedi     23     “                     > Josephine CARMENTRE  11 ans ½
  • Lundi        25     “   ( C‘est Noël , jour férié )
  • Mardi        26     “   (  Nom oublié )
  • Mercredi   27     “            “
  • Vendredi   29     “            “
  • Samedi     30     “                  > Jeanne VILLEMAN  11 ans ( elle avait  9 ans le 9/12 ?)
  • Vendredi    5 Janvier 1912       > Jeanne MASSON  10 ans
  • Samedi      6      -                     >  Alice CROUZIER  10 ans
  • Mardi         9      “                     >  Yvonne CARRIER  10 ans
  • Mercredi    10    “                     > Marcel  MANONVILLER (14 ans)
  • Vendredi    12     “                    > Henri HEFTER  11 ans
  • Samedi      13     “                    > Marcelle MANONVILLER  12 ans

Arrivé au terme de ce ”Cahier de Roulement“  inattendu, nous pouvons apporter les précisions suivantes pour situer le contexte en l’année 1911.

On relève 237 habitants en 1910 dans notre village, puis 240 habitants en 1913.

Nous sommes à l’époque du “trio” communal : Maire, Instituteur, Curé, qui est particulièrement respecté.

Attardons-nous sur l’instituteur.

Le “Maître d’école” représente le savoir.

C’est lui le “Hussard de la République” qui se révèle un combattant actif du patois lorrain  encore bien vivant devant la langue française à enseigner et à imposer !!

Il est chargé d’inculquer le Lire, Écrire et Compter, avec en supplément l’Histoire, la Géographie et les Sciences.  En monde rural, c’est l’époque de la classe unique : où  les petits, les moyens, les grands, avec des cours adaptés, vivaient dans la même classe.

Saluons ces dévoués membres de l’école publique qui préparaient en sortie de scolarité des jeunes qui savaient LIRE et ÉCRIRE, et fiers d’avoir réussi à 95 % leur CERTIFICAT d'ÉTUDES.  Et avec les leçons de morale et d’instruction civique, ils avaient un passeport de savoir vivre en Société.  Nos amis internautes qui connaissent bien l’école actuelle pour y avoir enseigné sont témoins du changement d’époque...  

Souvenons-nous aussi qu’à la période évoquée, les instituteurs du village étaient :

  • Joseph KRETZ  de 1905 à 1912
  • et Paul BALLAND de 1912 à 1914

Nous étions à 3 ans de la première guerre mondiale au cours de laquelle l’instituteur Paul BALLAND allait être tué le 19 Septembre 1914 à l’âge de 28 ans.

Saluons respectueusement ces dévoués acteurs de l’enseignement à qui nous devons tant.

Jean  SPAITE  Mars 2019

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